Jean Saint-Sardos de Montagu Mondenard

Résumé

Jean Saint-Sardos de Montagu Mondenard Examen du budget proposé pour 1818 par le ministre des Finances… (1818)

On oublie que si le peuple français est sorti momentanément de sa détresse par le paiement des dettes et des contributions en assignats, par la distribution des biens du clergé, de la noblesse et de la couronne, et par les taxes de guerre levées chez l'étranger, ces causes n'ont produit que des déplacements de fortune, mais aucune prospérité permanente. Nous avons perdu nos capitaux, nos colonies, notre véritable aisance; et le peuple des campagnes, que l'on s'obstine à ne compter pour rien, parce qu'on pevoit que Paris, est plus que jamais dans la misère.
Source : Gallica

Jean Saint-Sardos de Montagu Mondenard Examen du budget proposé pour 1818 par le ministre des Finances… (1818)

Quand la Charte sera complètement exécutée, nous aurons bientôt un bon système de finances ; mais jusqu'à cette époque désirée, la caisse d'amortissement ne produira que des dettes, comme celles qui l'ont précédée. Le plus mince banquier le sait à merveille ; et l'on a peine à comprendre que le ministère se compromette au point de vouloir persuader au public que l'on améliore sa situation en mangeant ses capitaux.
Source : Gallica

Jean Saint-Sardos de Montagu Mondenard Examen du budget proposé pour 1818 par le ministre des Finances… (1818)

Je déclare au surplus, d'après les principes du gouvernement représentatif, que c'est aux Ministres seuls que doit être imputé le blâme que l'administration peut encourir. Il est reconnu, dans cette forme de gouvernement, que le Roi ne saurait faire le mal, et tout répond qu'il ne peut vouloir que la prospérité de son royaume.
Source : Gallica

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