Résumé

M.-P. Pelegrin L'Esprit du budget, ou le Budget de 1816 modifié… (1816)

Ne craindrait-on pas de marcher sur les traces de la Grande-Bretagne , et de porter à un taux excessif l'accroissement de la dette publique inscrite? Ce qui ne manquerait pas d'arriver, surtout si quelque nouvelle calamité venait, à la traverse, augmenter nos besoins et l'impérieuse nécessité d'y faire face.
Vous sentez vous-même la conséquence de ce que vous proposez, et l'immensité de votre caisse d'amortissement est la preuve de vos craintes-; mais cette dotation atténuera-t-elle le mauvais effet de votre emprunt ?
Source : Gallica

M.-P. Pelegrin L'Esprit du budget, ou le Budget de 1816 modifié… (1816)

J'ose dire que les seconds ne se sont pas flattés d'une si prompte libération à leur égard : ceux qui ont payé sans contrainte sont de bons Français, attachés à leur patrie et à leur Roi; ils ne chicanent pas sur l'intérêt de leur argent : les autres, qui ont payé de mauvaise grâce, se trouveront trop contens de recevoir leur paiement intégral. Enfin, un emprunt forcé n'est pas un contrat synallagmatique; il a un rapport bien intime de consanguinité avec l'impôt ; c'est au remboursement qu'il se distingue. Payons, quoique un plus tard, et nous serons réputés honnêtes gens.
Source : Gallica

M.-P. Pelegrin L'Esprit du budget, ou le Budget de 1816 modifié… (1816)

Qu'il est non seulement inutile et intempestif, mais même imprudent, de recourir à des moyens extraordinaires et à des innovations subites qui peuvent bouleverser les finances, au lieu de les améliorer.
Que le Budget proposé par le ministre est encore le meilleur projet de finances qui ait paru jusqu'à présent, et qu'il renferme, au moyen de quelques modifications, additions ou changemens, mais sans en altérer le fond, le germe d'un Budget quinquennal et complet qui présente un équilibre parfait entre les dépenses et les recettes ordinaires de l'Etat.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature