Résumé

S. Dumon Revue des Deux Mondes

La guerre à l’impôt était déjà, dans des collèges électoraux peu nombreux, un lieu commun de corruption électorale ; c’est un lieu commun dont le suffrage universel n’a pas sans doute compromis le succès. Il est si populaire et si facile de faire la guerre à l’impôt ! Qui ne croit s’enrichir par la réduction des taxes ? Qui ne s’occupe de son revenu beaucoup plus que des recettes publiques ? Qui se souvient qu’un état qui perd ses recettes perd son crédit et sa puissance, et qu’une étroite alliance unit la prospérité de chacun à la prospérité de tous ?
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S. Dumon Revue des Deux Mondes

Quel magnifique développement de la richesse publique ! La restauration se vantait à bon droit d’avoir porté, en quatorze ans, de 397 à 583 millions, le produit des contributions indirectes : combien cette progression a été dépassée par la monarchie de 1830 ! En 1831, la crise politique et le dégrèvement de l’impôt des boissons avaient réduit de 59 millions les revenus indirects ; une plus-value de 304 millions a été le fruit des seize années qui ont suivi. La même sève de prospérité a vivifié toutes les branches de ce revenu. Admirable alliance de la richesse du trésor et de celle du pays !
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S. Dumon Revue des Deux Mondes

S’il est vrai que la révolution de février a été frappée d’un si énorme discrédit dans les classes populaires, que tous les déposans, par une défiance spontanée et unanime, ont voulu retirer leurs versemens, c’est un phénomène sans exemple dans l’histoire de notre crédit public, et nous nous contenterons de dire que la monarchie n’en avait pas même vu l’ombre. La crise de 1847, cette crise de la disette et de la misère, a laissé intact le crédit des caisses d’épargne, et le trésor de l’économie ne subit alors que les prélèvemens réclamés par le besoin.
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