Résumé

Dix années de déficit, de 1859 à 1869… (1869)

Rien n'est immuable comme les lois de l'arithmétique, et au premier abord il semble qu'un budget soit la chose la plus facile à bien calculer. Cependant il en est du budget de l'État comme des devis d'architecte. Qui ne connaît l'élasticité merveilleuse dont sont douées les dépenses d'une construction? L'architecte est de la meilleure foi du monde; vous lui feriez injure si vous lui supposiez l'intention même lointaine de tromper son client. Mais il a un si grand désir de bâtir qu'il se fait illusion à lui-même, et il finit par se persuader qu'il ne dépassera pas le crédit qui lui est alloué.
Source : Gallica

Dix années de déficit, de 1859 à 1869… (1869)

Les richesses d'un grand peuple sont l'arme avec laquelle il exécute tour à tour les travaux de la paix ou de la guerre. Il ne saurait les dissiper sans porter atteinte à la prospérité intérieure et à son influence dans le monde. Il importe donc à tous les points de vue qu'au moment solennel où la France va être consultée dans ses comices, elle se rende un compte exact de l'emploi de ses deniers. C'est en vain qu'on voudrait encore la distraire par le bruit d'expéditions lointaines ou par le mirage des travaux de sa capitale.
Source : Gallica

Dix années de déficit, de 1859 à 1869… (1869)

L'agriculture française ne ressemble en aucune façon à l'agriculture anglaise qui reçoit en abondance le trop plein des capitaux de l'industrie, et qui pourtant ne produit qu'en partie les grains nécessaires à la nourriture de la population. Ayant besoin pour vivre de blés étrangers, tirant ses gros profits de l'exportation des fers et des tissus, et espérant les faire pénétrer partout au nom de la liberté du commerce, l'Angleterre avait le plus grand intérêt à devenir l'apôtre du libre échange.
Source : Gallica

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