François Allain-Targé

François Allain-Targé

Résumé

Portrait de François Allain-Targé François Allain-Targé Les déficits, 1852-1868 (1868)

Elle ignore ce qu'il pense, ce qu'il veut. Elle ne sait comment l'aborder. La peur la reprend. Le suffrage universel, d'autre part, est encore pour portion dans les mains du Pouvoir. Ailleurs il échappe : il use indocilement de ses droits imprescriptibles : et c'est précisément le peuple des villes, l'armée de l'industrie. Comment le ramènera-t-on ? Comment l'empèchera-t-on d'entraîner tôt ou tard avec lui le peuple des campagnes ? — Le second empire a déjà donné à la démocratie tout ce qu'un gouvernement fort peut livrer sans se dessaisir de ses priviléges.
Source : Gallica

Portrait de François Allain-Targé François Allain-Targé Les déficits, 1852-1868 (1868)

Tous les peuples, dans les grandes crises de leur histoire, peuvent être obligés d'emprunter: mais ils ont envers les générations futures le devoir de payer ce qu'ils ont emprunté. Le plus grand homme d'État de la démocratie moderne, Jefferson, disait qu'une nation n'a pas le droit de contracter une dette qu'elle n'amortit point dans un espace de dix-neuf ans : autrement elle engage la volonté, elle paralyse l'indépendance, elle aliène l'inaliénable souveraineté de ses descendants.
Source : Gallica

Portrait de François Allain-Targé François Allain-Targé Les déficits, 1852-1868 (1868)

Aujourd'hui le public ne voit dans l'emprunt qu'un bon placement. Mais supposez soit une guerre longue et acharnée, soit un accident, aurons-nous, pour un emprunt nécessaire alors, notre liberté de mouvements, si nous traînons déjà ce boulet qui pèse 12 ou 13 milliards?
Amortissons : constituons une caisse d'amortissement un peu moins fantaisiste que cette espèce d'annexe au budget, qui n'a d'autre fonction que de dérober à la connaissance du public superficiel une partie de notre passif, 12 millions d'une part, 31 millions de l'autre.
Source : Gallica

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