Résumé

André Cochut Opérations et Tendances financières du second empire

Certaines gens vous diront que la dette publique de la France est bien moins forte que celle de l’Angleterre, et qu’il y a encore de la marge chez nous. La différence est moins grande qu’on ne le croit quand on y regarde de près ; il suffirait d’une guerre pour la combler, et puis nos voisins ont dans leur système rationnel de fiscalité, et surtout dans la liberté, qui est l’âme de leur gouvernement, des ressources qui n’existent encore chez nous qu’en germes.
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André Cochut Opérations et Tendances financières du second empire

Nombre de gens ont foi dans un déploiement de travaux publics sous la souveraine impulsion de l’état. Ce système est plein d’illusions, et nous croyons qu’il est pour beaucoup dans les embarras du moment. Les faveurs du pouvoir empêchent autant de travaux qu’ils en suscitent, parce qu’il n’y a ni capitaux, ni confiance pour les entreprises qui ne sont ni patronnées ni subventionnées. Le gouvernement impérial a bien moins contribué à l’augmentation des recettes par la surexcitation dans l’ordre des travaux publics que par la réforme commerciale, qui restera son meilleur titre.
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André Cochut Opérations et Tendances financières du second empire

Nous venons de constater que depuis l’établissement de l’empire les produits naturels de l’impôt sont restés très insuffisans et que, pour les élever au niveau des dépenses, il a fallu recourir constamment à des expédiens, à des aliénations de revenus, à des emprunts dans la mesure moyenne de 254 millions par année. Est-on autorisé à espérer que l’équilibre se rétablira de lui-même par la progression naturelle des impôts ? Peut-on continuer à vivre d’anticipations et élever à l’état de principe le sacrifice de l’avenir au présent ?
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