Déficit financier

Définition et enjeux

Henri de Mayol de Lupé,  En face du scrutin, par le vicomte Henri de Mayol de Lupé (1869)

“ Tous les ans nos dépenses excèdent, en moyenne, nos revenus ordinaires de 250 millions. Où nous mène ce procédé financier? À l'emprunt d'abord, à l'impôt ensuite, en fin de compte à un désastre. Le déficit est devenu la condition normale de nos budgets, l'emprunt, périodiquement renouvelé, sert à solder le passé, et procure un équilibre passager aussitôt perdu qu'obtenu. ”
Source : Gallica

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade,  Revue des Deux Mondes

“ On a beau manier et remanier les chiffres, l’insuffisance serait, d’après les évaluations les plus modérées, de plus de cinquante millions, et, comme il y aura aussi, au courant de l’année prochaine, des crédits extraordinaires imprévus, quoique toujours faciles à prévoir, le déficit s’accroîtra nécessairement dans les mêmes proportions. En un mot, les ressources telles qu’elles existent n’égalent plus les dépenses : l’équilibre financier est rompu, il l’est même, en réalité, depuis plus longtemps qu’on ne l’avoue. ”
Source : Wikisource

Le Bilan financier de 1789 et de 1889 (18??)

“ Le siècle qui a débuté par une banqueroute colossale de 48 milliards va-t-il finir par une autre banqueroute de 35 à 40 milliards? on peut le craindre en présence d'une politique financière qui consiste à grossir chaque année la dette publique d'un déficit de 600 à 700 millions, et il n'est pas sans intérêt de refaire le bilan comparé des deux époques pour attirer sur ce point l'attention publique et empêcher des désastres irrémédiables. ”
Source : Gallica

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