Amortissement (finances)

Définition et enjeux

Portrait de Raphaël-Georges Lévy Raphaël-Georges Lévy,  Revue des Deux Mondes

“ Ce plan est modeste : il est permis de concevoir l’espérance qu’à un moment donné, l’état de nos finances nous autorisera à en rêver un plus vaste, et que l’amortissement, en particulier, sera maintenu dans son intégralité, sans que des emprunts directs ou indirects viennent accroître le capital de la dette de sommes égales ou supérieures à celles qui sont remboursées par les tirages de la rente amortissable, et par le paiement des diverses annuités aux compagnies de chemins de fer et autres. ”
Source : Wikisource

Maurice Trinquat,  De l'Amortissement des emprunts d'États… (1899)

“ Ce qui domine l'amortissement, disait-il, ce n'est pas la volonté du ministre des finances, ni celle de la majorité des Chambres, c'est la possibilité budgétaire, et on peut soutenir qu'il n'y a d'amortissement véritable, d'amortisssement réel que celui qui se fait avec des excédents. Quand vous avez des excédents, vous pouvez amortir. ”
Source : Gallica

Portrait de Louis Blanc Louis Blanc,  Histoire de dix ans : 1830-1840… (1882)

“ Mais l'amortissement n'a eu quelque puissance en politique qu'autant qu'on a pu lui croire quelque utilité en finances. Qu'une guerre éclate, que le pays soit envahi, s'imagine-t-on de bonne foi que l'amortissement faciliterait un emprunt ? Non, mille fois non, quoi qu'en pense M: d'Argout, quand il appelle l'amortissement la vieille garde de nos finances. Car si l'État s'avisait d'offrir aux prêteurs nouveaux, à titre d'intérêts, les arrérages appartenant à la caisse, que deviendrait la garantie de remboursement pour les prêteurs anciens? ”
Source : Gallica

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