Résumé

Jean-Baptiste Juvigny De la Nécessité de maintenir l'amortissement… (1832)

Au résumé, quand une dette publique n'aurait que l'inconvénient d'alimenter l'agiotage, elle serait déjà un grand mal; mais elle est en outre une plaie du corps social qui tend toujours à faire des progrès, et qui finirait par attaquer le principe môme de son existence, si une main habile né travaillait à la cicatriser; et cette main habile, c'est la caisse d'amortissement.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Juvigny De la Nécessité de maintenir l'amortissement… (1832)

Au surplus, il n'est pas étonnant que la secte des soidisant Saint-Simoniens, dont le système économique est basé sur l'exhérédation générale, sur la destruction du lien de famille, sur la promiscuité des femmes, et tend à soulever celui qui n'a rien contre celui qui a quelque chose ; il n'est pas étonnant, dis-je, que cette secte, dans le but apparent de soulager la détresse du peuple, éternel prétexte des novateurs politiques de tous les temps et de tous les pays, fasse une guerre à toute outrance à l'amortissement.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Juvigny De la Nécessité de maintenir l'amortissement… (1832)

Rien de plus ordinaire que d'entendre répéter qu'il faut une dette publique à un Etat. Selon les uns, c'est un moyen d'entretenir, dans la nation, un sentiment général d'indépendance, et d'attacher un plus grand nombre de citoyens à l'existence du gouvernement, par le lien de leur propre intérêt. Selon les autres, une dette fondée ajoute à la richesse publique, en créant des capitaux mobiles. Ceux-ci (ce sont particulièrement les banquiers qui soutiennent cette thèse) prétendent qu'une dette nationale sert à fonder le crédit public, et à faire baisser le taux de l'intérêt
Source : Gallica

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