Rente (droit)

Définition et enjeux

Paul Pradier-Fodéré Principes généraux de droit, de politique et de législation (1869)

La rente est perpétuelle ou viagère. La rente perpétuelle est celle qui doit être servie au créancier et à ses héritiers, tant que celui qui sert la rente n'a pas remboursé le capital. Or celui à qui la rente est due ne peut exiger le remboursement, tant que la rente lui est fidèlement servie. La rente viagère est celle qui s'éteint par la mort du créancier de la rente. Mais, comment expliquer que l'État puisse être débiteur d'une rente perpétuelle?
Source : Gallica

Collectif Encyclopédie anarchiste

À cette rente viagère et perpétuelle il faut ajouter la rente amortissable. Pour inspirer confiance à ses prêteurs éventuels, l’État émet parfois de la rente, qu’elle s’engage à racheter dans un laps de temps déterminé. A la date fixée le créancier de l’État est en droit de réclamer le remboursement de sa créance, mais il n’a d’autre ressource, s’il veut s’en débarrasser avant la date fixée, que de la vendre en Bourse, en se livrant à la même opération que s’il s’agissait de rente perpétuelle ou consolidée.
Source : Wikisource

Alexandre Crevel Le Cri des rentiers contre le prétendu droit de remboursement… (1836)

Dans une obligation de rente, la rente est le principal, la cause ; le capital est la conséquence, l'effet ; dans une obligation de capital, le capital est le principal, la cause; la rente est la conséquence, l'effet : on anéantit un capital-dette par le remboursement. Le remboursement détruisant le capital-cause, détruit la rente-effet ; on anéantit une rente par l'amortissement subit, graduel, régulier ou irrégulier; en détruisant la rente-cause, on détruit le capital-effet.
Source : Gallica

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