Martin-Michel-Charles Gaudin

Élements biographiques

Portrait de Martin-Michel-Charles Gaudin Martin-Michel-Charles Gaudin Considérations sur la dette publique de France et observations sur un nouveau sytème de finances… (1832)

Il ne faut pas confondre le propriétaire sérieux de la rente, avec les capitalistes qui ne cherchent, dans les fonds publics, qu'un emploi temporaire de capitaux prêts à les abandonner , dès qu'il y a quelque profit à le faire ; ce qui n'a, en soi, rien de reprochable. Ceux-ci pourraient trouver, dans les combinaisons qui leur sont familières, des moyens de se dédommager des suites d'une opération qui condamnerait le véritable rentier à s'imposer des retranchemens plus ou moins pénibles, pour proportionner sa dépense à son nouveau revenu.
Source : Gallica

Portrait de Martin-Michel-Charles Gaudin Martin-Michel-Charles Gaudin Considérations sur la dette publique de France… (1828)

Pourquoi nous donnerions-nous un semblable tort, lorsque nous avons tout à gagne à nous montrer humains et justes?
Il me semble en effet que ce serait ne voir qu'un côté de la question, que de ne faire consister l'intérêt de l'Etat, qui ne peut se séparer de celui des contribuables, dont le calcul doit s'étendre à tous les temps, que dans une économie à obtenir sur sa dépense annuelle pour le aiement de la rente. Il est bien autrement intéressé à se libérer définitivement de la dette elle-même et à asseoir, par la fidélité à ses engagemens , son crédit sur une base désormais inébranlable.
Source : Gallica

Portrait de Martin-Michel-Charles Gaudin Martin-Michel-Charles Gaudin Supplément aux Mémoires et souvenirs de M. Gaudin… (1834)

Le noble qui trouvait un acquéreur parmi les négociants opulens, ne pouvait pas disposer de ses biens. Les patentes de noblesse s'achetaient : c'était un impôt mis sur la vanité, qui a les reins forts et qui peut en supporter beaucoup ; l'agriculture était dans l'abandon, et les intérêts du propriétaire et du vassal étaient à la fois blessés. Qui le croirait ? Frédéric-le-Grand protégea ce système et le propagea. Selon lui, l'échange des terres était inutile : le commerce et les manufactures devaient employer tous les capitaux, et les terres devaient toujours rester entre les mêmes mains.
Source : Gallica

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