Robert Chantereau, L'impôt sur la rente : thèse pour le doctorat… (1900)
“ Au premier abord, rien ne paraît plus illogique et plus injuste qu'un impôt sur la rente. Un État, qui s'est engagé à payer 300 francs d'arrérages à toute personne lui prêtant 10.000 francs, déclare, une fois l'opération terminée, qu'il ne versera que 280 francs, la différence étant prélevée à titre d'impôt et fixée selon son bon plaisir. Le créancier n'a-t-il pas pourtant acquis, par l'abandon de son capital, un droit absolu aux arrérages et le débiteur peut-il restreindre lui-même, et sans aucune indemnité, les engagements qu'il a pris? ”
