Résumé

Maurice Trinquat De l'Amortissement des emprunts d'États… (1899)

Ce qui fonde le crédit et influe sur le taux des emprunts, c'est la paix ou la guerre, l'abondance ou la rareté des capitaux, l'état tranquille ou agité du pays, la fidélité ou la mauvaise foi du gouvernement, c'est enfin la possibilité ou l'impuissance de remplir les engagements nouveaux. Et la preuve, c'est que tel pays qui n'a plus d'amortissement et est écrasé sous le poids d'une dette énorme, l'Angleterre, a le cours de ses effets publics plus élevé que la "France qui doit six ou sept fois moins et écrit dans son budget un amortissement colossal (1) ) ) .
Source : Gallica

Maurice Trinquat De l'Amortissement des emprunts d'États… (1899)

S'affranchir de l'obligation de payer ses dettes, c'est s'encourager à en contracter indéfiniment de nouvelles; or, pour un État comme pour un particulier, emprunter toujours et ne rembourser jamais, c'est augmenter
indéfiniment son passif et marcher vers la banqueroute. Et c'est l'opinion qu'avaient déjà nos financiers clairvoyants de 1816 (1) alors qu'ils définissaient l'amortissement « un organe de la vie financière de l'État, organe qui entretient le mouvement et la circulation, en maintenant un juste équilibre entre l'accroissement possible et la réduction calculée de la dette ».
Source : Gallica

Maurice Trinquat De l'Amortissement des emprunts d'États… (1899)

« Rien de plus délicat que la matière de l'amortissement; l'État ne peut être assimilé d'une façon absolue à un particulier et on ne saurait lui appliquer à l'aveugle le dicton : qui paye ses dettes s'enrichit. Ce n'est vrai qu'autant qu'il ne risque pas d'écraser l'instrument du travail général. » Nous croyons que l'on courrait ce danger si l'on prétendait imposer à un pays chargé d'une dette comme celle de la France, le remboursement intégral dans un délai déterminé; sans compter qu'une dette permanente est utile, afin qu'il y ait un crédit public et des rentes en circulation.
Source : Gallica

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