Résumé

Portrait de Émile de Girardin Émile de Girardin Études politiques, par Émile de Girardin… (1849)

Or c'est ce qui n'est pas, et l'inégalité n'a pas plus le droit d'exister relativement aux choses que relativement aux personnes. Qu'il s'agisse de personnes ou qu'il s'agisse de choses, la loi, dans l'un comme dans l'autre cas, ne doit avoir qu'un poids et qu'une mesure. Deux lettres simples ne doivent payer que le même impôt. Quand la base varie, que l'impôt varie avec elle, c'est de la justice ; mais quand la base ne change pas, que l'impôt s'élève ou s'abaisse sans raison, c'est de l'arbitraire.
Source : Gallica

Portrait de Émile de Girardin Émile de Girardin Études politiques, par Émile de Girardin… (1849)

Au lieu de prendre ces fonds dans une caisse qui s'appelle trésor public, il les prend dans une caisse d'amortissement, voilà tout. Ce qu'on peut dire ici avec fondement contre, la caisse d'amortissement, c'est qu'elle est une complication de nos finances, c'est qu'elle en obscurcit la clarté; et, en matière de crédit public, rien n'est jamais trop simple ni trop clair; toute complication est funeste. Le crédit public, c'est, en d'autres termes, la confiance populaire, et, lorsqu'il s'agit d'argent, elle est plus souvent récalcitrante qu'aveugle
Source : Gallica

Portrait de Émile de Girardin Émile de Girardin Études politiques, par Émile de Girardin… (1849)

Qu'est-ce, en effet, que la somme ajoutée, dans la taxe, au prix du service rendu par l'État aux citoyens dans le transport de leurs lettres? Est-ce, comme on l'a prétendu, un bénéfice? non ; c'est, ce ne peut être qu'un impôt. L'État ne fait pas le commerce. Quand il se réserve le monopole de certains services rendus aux contribuables, ou la vente de certains produits, ce qui dépasse le prix de revient dans la somme pour laquelle il les leur rend ou les leur livre, est un impôt.
Source : Gallica

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