Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais

Résumé

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais Appel aux hommes loyaux et sensés… (1838)

D'où on voit à quel point le fonds d'amortissement, soit qu'on l'emploie au rachat, ou qu'on le conserve au trésor, met arrêt à l'accroissement de la richesse nationale, laquelle seule est capable d'élever sans relâche et de fonder à demeure le crédit public.
En conservant le fonds d'amortissement, c'est imposer ou prolonger des taxes ; et ces taxes autrement allégées ou abolies , sont les plus iniques, les plus nuisibles; et la misère ne paie qu'en déduction de la vie ; et le désespoir long-temps comprimé ne manque pas un jour ou l'autre d'éclater avec d'autant plus de furie.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais Appel aux hommes loyaux et sensés… (1838)

L'économie sociale est plutôt satisfaite par l'accomplissement de tout service moteur, ou garant de l'action productive, que par l'abolition d'aucun subside justement assis et facilement perçu.
Le subside consacré aux services est un bien, puisqu'il porte les garanties de la société ; il n'est point un mal, pourvu qu'il ne nuise ni au maintien, ni au progrès du travail.
Ainsi ne l'entendent pas et l'esprit d'épargne du père de famille, et le sentiment de la gêne des peuples, et la manie d'opposition ou la rage de subversion, et par-dessus tout le vain amour de la popularité.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais Appel aux hommes loyaux et sensés… (1838)

Etant à la fois maîtres de la chose, maîtres de la société, sauf que le péril de celle-ci ne menace imminemment le salut de celle-là, ils se refusent à la contribution portant sur la chose, ils se réfèrent à la subvention frappant sur l'homme.
Voilà l'impôt de l'homme : voilà, au lieu et place de la cotisation proportionnelle et progressive, la capitation fixe, égale, constante, dont tant d'impôts et de taxes, bien que dissimulés en une façon subreptice, ont essentiellement le caractère.
Source : Gallica

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