Résumé

Portrait de Jacques Laffitte Jacques Laffitte Réflexions sur la réduction de la rente et sur l'état du crédit… (1824)

Toutes les fois donc qu'on s'effraie de ces 19 milliards, il faut songer au but et au résultat.
Mais, ajoute-t-on, peu importe ce but et ce résultat ; ces dettes énormes sont éternelles ; l'amortissement n'est qu'une illusion ; le gouvernement s'empare souvent du capital des économies, et la dette est reportée à toute sa valeur. L'accumulation des rentes est ainsi éternelle, et rend une partie de la population tributaire à tout jamais de l'autre : et lorsqu'un jour le tribut est devenu trop pesant, il ne reste que la banqueroute, c'est-à-dire, qu'une révolution.
Source : Gallica

Portrait de Jacques Laffitte Jacques Laffitte Réflexions sur la réduction de la rente et sur l'état du crédit… (1824)

Le crédit public est-il plus coupable que les arts, les sciences, et le génie militaire qui servent à composer la puissance du despotisme, et à faire rétrograder l'Europe? Sans doute, s'il nous était possible de choisir, nous aurions dû désirer que la puissance du crédit fût réservée à ces jours où les nations libres ne l'emploieraient que pour elles ; mais tout ne s'arrange pas aussi nettement dans la nature, et il faut accepter chaque chose au moment où elle arrive. Au reste, ce crédit qui sert à commencer le mal, ne peut servir long-temps à le continuer.
Source : Gallica

Portrait de Jacques Laffitte Jacques Laffitte Réflexions sur la réduction de la rente et sur l'état du crédit… (1824)

Ces principes posés, réduisons le fait qui constitue le crédit public à sa plus simple expression.
Le gouvernement est chargé de faire pour chacun des individus composant la société, tout ce qu'ils ne peuvent pas faire eux-mêmes; il est chargé de rendre la justice, d'entretenir la police, de défendre les frontières, d'administrer, etc.... toutes choses indispensables au maintien de l'ordre, qui seul rend la production tranquille et possible. Pour faire cela, il faut au gouvernement des capitaux, c'est-à-dire, les frais d'existence pour des juges, des soldats, des administrateurs.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature