Jacques Laffitte,
Réflexions sur la réduction de la rente et sur l'état du crédit…
(1824)
“ Toutes les fois donc qu'on s'effraie de ces 19 milliards, il faut songer au but et au résultat. Mais, ajoute-t-on, peu importe ce but et ce résultat ; ces dettes énormes sont éternelles ; l'amortissement n'est qu'une illusion ; le gouvernement s'empare souvent du capital des économies, et la dette est reportée à toute sa valeur. L'accumulation des rentes est ainsi éternelle, et rend une partie de la population tributaire à tout jamais de l'autre : et lorsqu'un jour le tribut est devenu trop pesant, il ne reste que la banqueroute, c'est-à-dire, qu'une révolution. ”
