Boucherie royale

Définition et enjeux

Eugène Blanc,  Guide du consommateur de boucherie… (1857)

“ La liberté pure et simple de la boucherie, qu'on se le persuade bien, n'aurait d'autre résultat que de forcer tous les petits bouchers, pour faire concurrence aux gros, d'acheter et d'abattre dans la banlieue les vaches pulmoniques dont nous avons déjà parlé, et tous les bestiaux malsains qui leur seront offerts au rabais, et d'introduire dans Paris, par toutes les barrières, des masses de viandes insalubres, qu'ils livreront, il est vrai, à meilleur marché, mais que la population paiera, dans un temps donné, par une altération inévitable de la santé publique. ”
Source : Gallica

Adolphe de Puibusque,  Dictionnaire municipal, ou Nouveau manuel des maires… (1857)

“ Le boucher est celui qui achète et tue du gros ou menu bétail pour en revendre ensuite la chair en détail aux consommateurs. On désigne, d'une manière générale, sous le nom de boucherie, la branche de commerce qui a pour objet la vente de ces viandes.
L'exercice de la profession de boucher et le commerce de la boucherie sont libres comme toutes les autres industries; cependant ils intéressent à un trop haut point la sécurité et la salubrité publiques pour qu'on ait pu les abandonner à une liberté absolue.
”
Source : Gallica

Portrait de Henry Charles Carey Henry Charles Carey,  Principes de la science sociale

“ Il n’est en vérité permis de douter si la viande de boucherie est nécessaire à la vie. Les céréales et d’autres végétaux, en y joignant le lait, le beurre, le fromage, ou l’huile si l’on n’a pas de beurre, peuvent (et l’on en a l’expérience) , sans la moindre viande de boucherie, composer le régime le plus copieux, le plus sain, le plus nourrissant, le plus fortifiant. ”
Source : Wikisource

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