échaudoir

Définition et enjeux

Alexandre Labouche Les arts et métiers (Nouvelle édition revue et augmentée de toutes les récentes inventions… (1893)

Quant aux moutons, pauvres êtres sans défense, on les conduit par troupeaux dans les cours ménagées derrière les échaudoirs, et on les égorge un à un. Ces affreuses exécutions s'accomplissent en silence, avec une dextérité sans égale et un imperturbable sang-froid. Une eau limpide ruisselle sur le pavé presque en même temps que le sang. L'air, qui circule librement dans les échaudoirs, ouverts des deux côtés, emporte toute odeur fétide.
Source : Gallica

Joseph Abel Guillermin Fleurs de solitude, poésies (1898)

« Sachez que l'énorme renard,
« Que je vis un jour par hasard, « N'avait que la grosseur d'un jeune veau peut-être. »
— « Au diable ton renard ! » L'écuyer dit bientôt :
— « L'eau qu'il nous faut passer, seigneur, serait-ce celle... ? »
— « Pas encore. » — « En tout cas, pour l'avouer tout haut, et Le renard que j'ai vu, si mon oeil fut fidèle,
et Était gros, tout au plus, comme un jeune mouton. » Cependant des grands monts voyant s'allonger l'ombre, L'écuyer présentait un front toujours plus sombre, Lorsqu'un fleuve apparut immense à l'horizon ! Pâle, l'écuyer fit : « — Messire... »
Source : Gallica

Portrait de Geoffrey Chaucer Geoffrey Chaucer Les Contes de Canterbury (1478)

Conte de l’Écuyer [1] .
Prologue de l’Écuyer.
« Écuyer, approchez, s’il ne vous en déplaît,
et dites-nous quelque histoire d’amour ; car, pour sûr,
là-dessus en savez aussi long que personne. »
« Non, Messire (dit-il) , mais je dirai comme je sais,
de bon cœur ; car point ne veux me rebeller
contre votre désir ; je veux bien dire un conte.
Excusez-moi si je m’exprime mal,
j’ai bon vouloir ; et, tenez, voici mon histoire. »

Ici commence le conte de l’Écuyer.
Source : Wikisource

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