Jean Vidailhet, Pour ceux de la montagne et des vallées… (1909)
“ L'écorce, chez les arbres, c'est comme les veines, chez l'homme : à travers les veines, le sang circule, dans l'homme, comme, a travers l'écorce, la sève circule dans l'arbre, et monte dans les branches, — feuilles et fleurs. Tu peux évider l'intérieur d'un tronc, comme il arrive aux vieux saules; que l'écorce vive, l'arbre vivra; que l'écorce meure, l'arbre est perdu. Si tu coupes à l'homme des veines, il mourra, d'abord parce que le sang se répandra, ensuite, parce que la circulation ne pourra plus se faire. ”
