écorchage

Définition et enjeux

Jean Vidailhet Pour ceux de la montagne et des vallées… (1909)

L'écorce, chez les arbres, c'est comme les veines, chez l'homme : à travers les veines, le sang circule, dans l'homme, comme, a travers l'écorce, la sève circule dans l'arbre, et monte dans les branches, — feuilles et fleurs. Tu peux évider l'intérieur d'un tronc, comme il arrive aux vieux saules; que l'écorce vive, l'arbre vivra; que l'écorce meure, l'arbre est perdu. Si tu coupes à l'homme des veines, il mourra, d'abord parce que le sang se répandra, ensuite, parce que la circulation ne pourra plus se faire.
Source : Gallica

Portrait de Jacques Arago Jacques Arago Voyage autour du monde : souvenirs d'un aveugle… (1868)

Arrivé près du tronc renversé, le naturel se couche, s'allonge, avance contre-l'ennemi qu'il allait combattre, le saisit fortement par la queue et se relève. Le serpent se redresse à son tour, mais retenu par la couche d'écorce sous laquelle il s'était à demi réfugié, il se replie. Le naturel avait prévu tous ses mouvements, il recule en serrant toujours sa victime, et dès qu'elle s'est dégagée de l'écorce, dès qu'elle va s'élancer, mordre et tuer, mon intrépide sauvage agite ses bras et fait tourner le serpent comme s'il faisait tournoyer une fronde.
Source : Gallica

Achille Segard Le Mirage perpétuel

Leurs troncs noueux et nus sont des torses agiles
Mais que l’hiver étreint et retient enlacés.
Lorsque passe un vent tiède ils frémissent d’espoir
Et leur sang fait craquer leur écorce rugueuse,
Mais à peine une feuille éclot toute peureuse
Et déjà les reprend le spleen immense et noir.
Source : Wikisource

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