Louis-Marie de Lahaye Cormenin

Louis-Marie de Lahaye Cormenin

Résumé

Portrait de Louis-Marie de Lahaye Cormenin Louis-Marie de Lahaye Cormenin Entretiens de village (1843)

La caisse d'épargne est la mère de l'économie, le trésor des artisans, le pécule du pauvre, le remède de la mendicité, le reproducteur des capitaux et le levier du crédit national.
FRANÇOIS.
Tout cela, maître Pierre, est judicieux, exact, vrai, bien observé, bien senti; mais pour épargner, il faut dépenser moins qu'on ne gagne. Or, le gain de l'ouvrier suffit-il en tout temps, en tout état et en tous lieux, aux besoins de la vie? Ces besoins satisfaits, lui
reste-t-il quelque argent, et que reste-t-il?
Source : Gallica

Portrait de Louis-Marie de Lahaye Cormenin Louis-Marie de Lahaye Cormenin Entretiens de village (1843)

Mais ce médecin que vous attendez, quand viendrat-il et d'où viendra-t-il ? Sera-l-il appelé par les paysans riches? Pourra-t-il l'être par les pauvres? Ella distance? et l'argent? Pourtant, le médecin est le premier besoin du pauvre.
MAITRE PIERRE.
Tu dis vrai, François. La santé du pauvre, c'est sa richesse. Car la santé, c'est la force des bras, et la force des bras, c'est le gagne-pain du travailleur. Dès qu'il se met au lit, la misère ventre avec lui : il s'endette, et la mendicité, avec ses jambes tremblantes et son teint de fièvre, l'attend à sa porte.
Source : Gallica

Portrait de Louis-Marie de Lahaye Cormenin Louis-Marie de Lahaye Cormenin Entretiens de village (1843)

Les caisses d'épargne sont donc la providence des classes manufacturières : c'est leur bureau de bienfaisance, leur maison de refuge, l'asile de leur vieillesse.
L'aumône entretient le paupérisme vigoureux et jeune, et la caisse d'épargne ne laisse tendre la main qu'au paupérisme infirme et moribond.
La taxe des pauvres engendre la fainéantise, la misère, l'ignorance, l'orgueil; l'ivrognerie, le pillage, les violences, l'assassinat, l'incendie, la ruine de l'agriculture et de l'Etat.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature