Taxe sur les pauvres

Définition et enjeux

Portrait de Léon Faucher Léon Faucher Revue des Deux Mondes

Le budget officiel de la bienfaisance publique s’élève donc à 215 millions de francs pour les trois royaumes. À quel prix ? Au prix de la taxe des pauvres, qui devient, quoi qu’on fasse, un véritable supplément aux salaires, et qui démoralise peut-être autant qu’elle secourt. Je ne souhaite pas qu’on l’importe jamais en France ; le droit à l’assistance ne peut figurer, avec, quelque apparence de raison, que dans les lois d’un pays où les capitaux mobiliers ainsi que la propriété foncière demeurent le partage du très petit nombre et portent encore le stigmate de la conquête.
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L. de Lavergne Revue des Deux Mondes

La pauvreté déclarée ne reçoit nulle part autant de secours. Est-il besoin de citer la taxe des pauvres, cet impôt si lourd, qui prélève sur les revenus des classes aisées 150 millions par an ? Et qui ne sait qu’en sus de cette taxe légale, une foule de fondations libres, supported by voluntary contributions, s’ouvrent de toutes parts aux malheureux ?
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Portrait de Henri Baudrillart Henri Baudrillart Manuel d'économie politique (Cinquième édition… (1883)

On le voit, les écrivains qui soutiennent l'impôt progressif établissent législativement des catégories de riches et de pauvres : ils font l'État juge du superflu et du nécessaire; ils se placent non plus seulement sur le terrain de la justice, mais sur celui de la charité légale, et rétablissent, sous forme d'immunités pour les uns et de surcharge pour les autres, une véritable taxe des pauvres.
Source : Gallica

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