Résumé

André Cochut La Politique du libre échange

Le public français ne refuserait certainement pas à la réforme entreprise le degré d’attention qu’elle mérite, s’il en pouvait mesurer la portée sociale et politique. Il y aurait donc à lui montrer que le libre échange n’est pas seulement un problème de législation douanière, mais qu’il implique une refonte du régime commercial, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, et qu’il y conduit nécessairement, que c’est en un mot la restitution faite à l’individu de sa liberté dans l’exercice de son travail et dans l’échange de ses services contre les services d’autrui.
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André Cochut La Politique du libre échange

On ne pouvait constituer le trésor en état de déficit permanent ; il n’y avait plus qu’à choisir entre deux, partis extrêmes : suspendre le traitement commencé, et dont on ressentait déjà les bons effets, au risque de retomber dans les convulsions, ou bien faire entrer dans le système fiscal une combinaison déjà expérimentée à titre de sacrifice temporaire, l’income-tax. Entre ces deux extrémités, le bon sens du public n’hésita pas, et ce fut encore le leader des classes riches, Robert Peel, qui, vaincu par la nécessité, inscrivit à l’actif du budget l’impôt sur la richesse.
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André Cochut La Politique du libre échange

Tenons-nous-en pour aujourd’hui à exposer comment, sous l’influence de la réforme économique, il s’est produit une Angleterre tout autre que celle qui existait au commencement du siècle, et bien préférable assurément. Qu’après avoir étudié ce mouvement de transformation, qui est peut-être le plus grand phénomène politique de notre âge, chacun se demande si l’immobilité serait encore possible dans les autres pays, et si la réforme essayée chez nous, au milieu d’un calme semblable à de l’insouciance, ne mériterait pas au contraire une attention passionnée.
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