Noailles, duc d’Ayen

Résumé

Noailles, duc d’Ayen Revue des Deux Mondes

En France, ce fut le roi ou plutôt l’état qui hérita des grands feudataires, aussi bien que du reste de la noblesse féodale, au moyen d’une étroite alliance entre la monarchie et le peuple, tandis que chez nos voisins ce fut l’aristocratie qui s’allia avec le peuple pour dominer la royauté.
Nulle part mieux qu’en Angleterre l’histoire de la propriété ne sert à éclairer l’histoire politique. On y voit, à mesure que la propriété s’y concentre, le pouvoir aussi, par une conséquence naturelle, devenir l’apanage exclusif de ceux qui possèdent le sol et la richesse.
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Noailles, duc d’Ayen Revue des Deux Mondes

Plus heureux que nous, les Anglais ont pu s’assurer d’une forme de gouvernement qui paraît réunir les conditions nécessaires à la liberté, dont les principaux points d’appui dans la marche quotidienne des affaires sont la presse libre, les meetings, le jury, la magistrature et la pairie héréditaire.
La grande garantie de la liberté générale, selon lord Brougham, est la liberté de la presse ; mais il fait contre elle une audacieuse et virulente sortie, l’accusant de pouvoir, sous le masque de l’anonyme, tromper le peuple aussi bien que l’éclairer.
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Au point de vue pratique, en face du présent fâcheux et de l’avenir menaçant, que demande l’agriculture, qu’a-t-elle le droit de demander comme compensations ou comme indemnité ?
D’abord elle a le droit d’exiger l’égalité de traitement vis-à-vis de l’industrie, c’est-à-dire un régime commun et non un régime d’exception spéciale. Tout a des limites, et la culture ne peut plus continuer un effort aussi extraordinaire que par le passé, ni supporter la nouvelle baisse qui lui est imposée sans compensation d’aucune sorte.
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