Jules Noailles

Résumé

Jules Noailles A propos des tarifs de douane (1893)

L'excédent des importations, pas plus que l'excédent des exportations, n'est un signe certain de richesse.
En somme, ni l'importation ni l'exportation ne saurait prétendre à un brevet d'excellence ou de supériorité universelle et constante. Ces deux opérations, ainsi que tout échange, s'effectuent à égalité, à perte ou en bénéfice, selon les milieux, les circonstances, et la nature des objets échangés. Les peuples les plus prospères peuvent être forcés de faire venir du dehors des denrées indispensables dans des conditions onéreuses pour eux.
Source : Gallica

Jules Noailles A propos des tarifs de douane (1893)

Appliquer la doctrine du laisser-faire et du laisser-passer, de façon à permettre qu'une concurrence écrasante tue la production nationale et anéantisse ainsi notre puissance d'exportation, c'est nous enlever à nous-mêmes les moyens d'obtenir dans des conditions avantageuses les importations utiles ou indispensables. Faudra-t-il donc les solder en épuisant notre épargne ou en demandant à nos ouvriers une plus grande somme de labeur pour une rémunération moindre, alors que les idées et les efforts actuels tendent à augmenter les salaires et à diminuer les heures de travail?
Source : Gallica

Jules Noailles A propos des tarifs de douane (1893)

Même s'il s'agit d'exporter des produits indigènes et de les vendre à l'étranger, tel pays se trouve amené par l'occurrence à les céder au prix de revient ou au-dessous pour ne pas les laisser perdre, ou pour éviter la crise qu'entraînerait une surproduction poussée trop loin, ou encore pour conserver quelque débouché essentiel. De ce qu'il y a excédent, soit d'importation, soit d'exportation, rien n'autorise donc à conclure qu'un accroissement de prospérité en résulte nécessairement toujours et partout.
Source : Gallica

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