Louis Paul-Dubois

Résumé

Louis Paul-Dubois Revue des Deux Mondes

Il aime la guerre, — « ce grand jeu de hasard qu’on nomme la guerre, » — or, une seule fois en quarante-six ans de règne, de par sa seule volonté, il a déchaîné le monstre. C’est l’année même de son avènement ; il y avait un coup à faire sur la Silésie, il l’a fait, et supérieurement, mais il sait bien que ces coups-là ne se répètent pas deux fois. « Un coup d’éclat comme la conquête de la Silésie, » dit-il dans son testament politique, « est semblable aux livres dont les originaux réussissent et dont les imitations tombent. »
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Louis Paul-Dubois Revue des Deux Mondes

Ce qui sauve alors le pays, c’est l’essor industriel qui, par les merveilleuses applications de la science, se développe, lentement d’abord, avec peine, puis d’un vol rapide, et rend à l’Angleterre la prospérité par le travail et la production. Il avait commencé avant la guerre et s’était continué pendant la guerre, mais ce n’est qu’après 1815 qu’il s’épanouit à la faveur de la paix, les premières années de crise passées. Avec la vapeur, la machine et les progrès mécaniques, l’industrie dans toutes ses branches prend peu à peu un élan prodigieux.
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Louis Paul-Dubois Revue des Deux Mondes

Rien n’égale la stupéfaction du roi de Prusse devant le tolle d’indignation que soulève chez nous « cette démarche si innocente » à son gré. Qu’il ait blessé au vif le sentiment de la nation, c’est ce qu’il se refuse à comprendre ; « boutade passagère ! » pense-t-il. Et ce qui est plus grave, c’est que son erreur première en entraîne une autre dont les conséquences porteront autrement loin, c’est qu’après avoir méconnu l’offense faite à Louis XV et à la France, il méconnaîtra de même ce qui doit en être la conséquence logique, l’alliance de la France et de l’Autriche contre la Prusse en 1756.
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