Résumé

C. Lavollée La Question des Chemins de fer en 1875

La génération qui a précédé celle-ci avait encore le souvenir des diligences et du roulage ; la vitesse la plus modérée d’un chemin de fer lui semblait, par comparaison, un tel profit, un tel bienfait qu’elle ne songeait pas à désirer mieux. La présente génération a grandi avec d’autres habitudes, avec le goût du mouvement, de l’action rapide, et elle demande que la vapeur lui donne aujourd’hui toute sa puissance. Il y a là, si nous ne nous trompons, une progression de désir, de volonté, impression toute morale dont on doit tenir compte même dans l’étude des intérêts matériels.
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C. Lavollée La Question des Chemins de fer en 1875

Le grand réseau n’est pas exclusif, et il ne sera jamais achevé ; il laisse place aux efforts utiles, il se concilie avec la création d’autres entreprises, il est le tuteur naturel des lignes plus modestes qui rayonnent dans son domaine. Que l’on consulte le texte des lois qui se rapportent aux concessions votées depuis 1860, que l’on relise la loi de 1865 sur les chemins de fer d’intérêt local, et l’on se convaincra que la guerre des compagnies, qui a été si fatale aux États-Unis et en Angleterre, n’a point en France la moindre raison d’être.
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C. Lavollée La Question des Chemins de fer en 1875

Ce n’est pas tout : additionner purement et simplement le nombre des kilomètres exploités pour en conclure que tel pays est plus ou moins bien desservi par les chemins de fer, c’est une façon très imparfaite de raisonner. L’essentiel est de savoir si les lignes sont tracées de manière à rendre le plus de services à l’ensemble du pays. L’Angleterre possède par rapport à la population le plus grand nombre de kilomètres ; mais, avec le régime de la concurrence, elle a beaucoup de lignes qui suivent à peu près le même parcours et qui font en réalité double emploi.
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