Propriété nationale

Définition et enjeux

Portrait de Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon Qu’est-ce que la propriété ? (1840)

Si le lecteur trouvait que c’est pousser trop loin la logique que de contester à une nation la propriété de son territoire, je me bornerais à rappeler que du droit fictif de propriété nationale sont issus, à toutes les époques, les prétentions de suzeraineté, les tributs, régales, corvées, contingents d’hommes et d’argent, fournitures de marchandises, etc., et, par suite, les refus d’impôts, les insurrections, les guerres et les dépopulations.
Source : Wikisource

Alexandre Laudoux Politique, jurisprudence, économie sociale… (1841)

On voulait protéger la propriété, la protéger contre ses propres imprudences., et l'on s'y est pris de manière que les garanties et les précautions établies dans son intérêt, ont complètement tourné contre elle. Tout le monde sait que la propriété ne peut se suffire à elle-même; réduite à ses seules ressources, à ses revenus ordinaires, elle est faible et impuissante ; il lui faut des avances considérables ; elle dépense beaucoup et produit peu, elle rend avec une avarice et une lenteur extrêmes les trésors que le laboureur enfouit dans son sein pour la féconder.
Source : Gallica

J. Aylies Comité républicain progressiste de Seine-et-Marne… (1896)

L'ILLUSION ET LA RÉALITÉ SOCIALISTES
Messieurs, Le nouveau parti socialiste résume en deux mots ses aspirations. Son objectif, c'est la nationalisation de la propriété et la socialisation des moyens de production. Vous comprenez bien la valeur de ces termes ; ils s' expliquent d'eux-mêmes. La nationalisation de la propriété, c'est la propriété une,exclusivement nationale, la suppression de la propriété individuelle disparaissant dans la propriété collectiviste. La socialisation des moyens de production : tout ce qui est outillage, grand ou petit, devient outillage de l'Etat.
Source : Gallica

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