Résumé

Henri Jean Baptiste Dard Opinion d'un jurisconsulte, concernant la confiscation… (1821)

Les gouvernemens ont été institués pour garantir et maintenir la liberté et la sûreté des citoyens, et la propriété des biens que les lois ont établie.
Il est évident que les hommes ne forment une société politique, et ne se soumettent à ces lois, que pour leur propre avantage et leur salut.
L'autorité souveraine n'est donc établie que pour le bien commun de tous les citoyens ; et cette autorité ne change pas de nature, en passant dans les mains d'un sénat ou d'un monarque ; c'est donc une vérité incontestable, que le souverain est uniquement établi pour le salut et l'avantage de la société.
Source : Gallica

Henri Jean Baptiste Dard Opinion d'un jurisconsulte, concernant la confiscation… (1821)

Enfin si elle était une loi de grâce, on serait autorisé à penser que la fidélité, que le dévouement aux Souverains sont des délits et même des crimes ; qu'aussitôt qu'un pouvoir usurpateur s'élève dans un état et triomphe, ceux qui s'attachent au pouvoir légitime ne peuvent avoir, même alors que celui-ci sort vainqueur de la lutte, d'autre espérance que celle d'une humiliante amnistie, et que lorsqu'un trône est attaqué, ceux-là sont indignes de tout intérêt, qui ne se joignent pas à ceux qui veulent l'abattre.
Source : Gallica

Henri Jean Baptiste Dard Opinion d'un jurisconsulte, concernant la confiscation… (1821)

La raison ne peut comprendre que le débiteur, retrouvant ses biens, soit libéré des dettes dont ils étaient grevés, et qui n'ont pas été payées ; l'équité se révolte contre une semblable décision des lois. Tant il est vrai qu'une loi fondée sur un principe erroné ne peut pas être, dans toutes ses conséquences, conforme à l'équité ; tant il est vrai que le législateur qui sacrifie les principes du droit à des opinions politiques ou à des intérêts du moment, élève un édifice qui, ne reposant sur aucun fondement solide, s'écroule au premier choc.
Source : Gallica

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