Résumé

Henri Jean Baptiste Dard Opinion d'un jurisconsulte sur diverses questions concernant les dettes contractées par les émigrés… (1819)

Mais on n'étoit pas dans le vrai ; on ne faisoit que s'égarer en paroissant céder à l'équité. En effet, si la créance contre l'émigré n'était pas éteinte; si la remise des biens non vendus, faite à l'émigré, le rendoit passible et tenu au paiement des dettes antérieures à la confiscation, comme s'il n'eût jamais cessé d'être débiteur, et comme s'il n'y avoit jamais eu de novation de la créance, la dette subsistante ne pouvoit être éteinte que par un paiement intégral. De quel droit le législateur pourroit-il contraindre le créancier à se contenter du tiers de sa créance ?
Source : Gallica

Henri Jean Baptiste Dard Opinion d'un jurisconsulte sur diverses questions concernant les dettes contractées par les émigrés… (1819)

En droit, on appelle confusion l'extinction d'une dette qui s'opère lorsque le créancier devient héritier de son débiteur; et vice versa, lorsque le débiteur devient héritier de son créancier : car l'héritier succédant à tous les droits, tant actifs que passifs du défunt, lorsque le créancier devient héritier de son débiteur, il devient, en cette qualité d'héritier, débiteur de la dette dont il est de son chef le créancier
Source : Gallica

Henri Jean Baptiste Dard Opinion d'un jurisconsulte sur diverses questions concernant les dettes contractées par les émigrés… (1819)

Si l'émigré est quitte personnellement envers ses créanciers, et si ceux-ci n'ont plus d'action contre lui, mais seulement contre l'Etat, on ne peut concevoir que la créance soit entière, et que l'émigré qui en avoit été irrévocablement libéré puisse en être seul passible.
L'émigration, dit-on, est une faute du débiteur, qui a entraîné la confiscation de ses biens : on le veut.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature