Résumé

Henri Jean Baptiste Dard Réflexions sur les moyens de faire cesser la différence qui existe dans l'opinion entre la valeur des biens patrimoniaux et les biens dits nationaux… (1821)

Mais le Gouvernement ou l'Etat qui n'a pas la puissance de créer la légitimité où elle n'est pas, peut, pour cause de l'intérêt public, exiger d'un citoyen la vente de sa propriété, en lui en payant la valeur. C'est la disposition de l'art. 10 de la Charte ; et tel est le droit suivi dans toute l'Europe. L'Etat a vendu les biens des émigrés, sans leur consentement, il en a touché le prix. Il doit indemniser les propriétaires qu'il a violemment dépouillés dans des temps de trouble et d'anarchie.
Source : Gallica

Henri Jean Baptiste Dard Réflexions sur les moyens de faire cesser la différence qui existe dans l'opinion entre la valeur des biens patrimoniaux et les biens dits nationaux… (1821)

Mais on supposera pour le moment que les finances ne devront recevoir aucune amélioration du système de l'indemnité : dans cette supposition même, il ne seroit point contraire à l'équité de prélever les fonds nécessaires pour la fournir sur la masse des revenus publics , et par conséquent sur tous les contribuables indistinctement , et non pas exclusivement sur la partie des contribuables auxquels l'indemnité, sera profitable. La raison en est que c'est une dette de l'Etat, et qu'elle doit être acquittée par l'Etat, et non par une classe particulière de citoyens.
Source : Gallica

Henri Jean Baptiste Dard Réflexions sur les moyens de faire cesser la différence qui existe dans l'opinion entre la valeur des biens patrimoniaux et les biens dits nationaux… (1821)

D'après les principes du droit les plus constans, la mort civile du débiteur, lorsqu'elle est suivie de la confiscation de tous ses biens, entraîne l'extinction de toutes les dettes dont il étoit grevé à l'époque où la mort civile l'a frappé. Lorsqu'ensuite il est restitué contre la mort civile par la puissance ou par la grâce du souverain, et que tout ou seulement une partie des biens confisqués est restituée au débiteur, on distingue à l'égard des créanciers antérieurs à la confiscation, si la remise des biens lui est faite à titre de grâce ou à titre de justice
Source : Gallica

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