Résumé

De l'indemnité accordée aux expropriés… (1824)

C'est donc sur le fonds des rentes acquises, c'est dans ce trésor amassé avec habileté et prévoyance , qu'il faut puiser l'indemnité. De cette sorte, le passé s'associe lui-même à la bonne oeuvre du présent. Nul fonds n'est à faire , il est fait. L'impôt est levé, il n'y a plus qu'à le distribuer au clergé et aux émigrés. C'est l'épargne de la nation qu'elle veut placer entre les mains de la religion et du malheur, et qui y fructifiera au centuple.
Source : Gallica

De l'indemnité accordée aux expropriés… (1824)

Or, quels liens de coeur peut-il résulter d'une obligation imparfaitement acquittée? Quels rapprochemens affectueux les préjugés de caste permettront-ils jamais de se former entre la noblesse et la roture? N'est-il pas plutôt vrai de dire que l'indemnité va fournir de nouvelles armes à l'aristocratie pour opprimer la liberté, et que les emportemens présomptueux de sa vanité vont croître avec sa fortune ?
Au surplus, qui ferait cette loi d'Indemnité? est-ce les Chambres, composées, en partie, d'anciens émigrés ou d'hommes persécutés dans la révolution?
Source : Gallica

De l'indemnité accordée aux expropriés… (1824)

On conçoit que, parmi cet engourdissement profond des esprits , on dût voir éclater peu de zèle pour les ministres d'une religion qu'on ne croyait plus d'une foi vive, qu'on n'aimait plus d'une tendresse pénétrée et sincère, et qui semblait avoir toujours la menace à la bouche pour punir la négligence de ses pratiques et l'incrédulité de sa divinité et de ses mystères, l'infidélité des sermens, les violences de la tyrannie, les fourberies de l'ambition , la soif insatiable des richesses et la sèche indifférence des coeurs pour les prospérités comme pour les maux de la patrie.
Source : Gallica

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