Résumé

Observations en faveur des acquéreurs de biens d'émigrés… (1816)

C'est une injure de plus envers ceux dont les biens ont été vendus, et à qui on refuse une indemnité, que la prédilection accordée à ceux dont le hasard seul a préservé les propriétés de la mise aux enchères , et auxquels on les restitue.
« La justice imparfaite est encor l'injustice (i) , » a dit, en traitant le même sujet, l'homme sensible qui déplorait, en si beaux vers , les malheurs de l'émigration : il n'avait rien à recouvrer pour lui-même , mais il montrait d'avance à ses compagnons d'exil les jours de consolation et de justice qui luisent enfin sur la France
Source : Gallica

Observations en faveur des acquéreurs de biens d'émigrés… (1816)

Il n'était, plus possible, à la vérité, de s'acquitter en trois ans, de payer, dans l'intervalle, un intérêt de huit pour cent par an, ni de précipiter la vente des bois de l'état; mais l'acquittement intégral fut résolu, et la loi sur les finances du 28 avril 1816 porte que tout l'arriéré antérieur au 1er janvier 1816 sera liquidé selon les lois existantes, et qu'il sera délivré aux créanciers liquidés des reconnaissances du montant de leur liquidation échangeables à volonté contre des inscriptions au grand livre de la dette publique
Source : Gallica

Observations en faveur des acquéreurs de biens d'émigrés… (1816)

LA charte constitutionnelle, en déclarant, article g, toutes, les propriétés inviolables, a assimilé les acquéreurs de biais nationaux à tous les autres propriétaires; et elle n'a même fait aucune distinction entre les biens nationaux provenant des corporations ecclésiastiques ou autres, et ceux provenant du patrimoine des Français émigrés : la paix publique et la raison d'état n'ont pas permis d'exception.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature