Louis de Robert,
Le roman du malade
(1911)
“ J’ai passé l’été étendu dans mon petit kiosque, à rêver, à jouir une dernière fois du mystérieux enchantement qui enveloppe les hommes. Septembre est venu. Sur le rideau de sapins où mon regard se pose, je vois s’affaiblir la lumière dont le rayonnement se fait plus émouvant de jour en jour. C’est l’instant de la morne féerie, des journées douces et dorées qui amollissent le cœur. Le paysage le plus indigent se magnifie. Quelle paix rêveuse dans une allée en septembre et en octobre ! Quelle ardente mélancolie ! ”
