Élisée Reclus,
L’Homme et la Terre
“ Ce culte doit certainement, en grande partie, son caractère si net à la nature de l’Iran. Sans doute, la conscience d’un combat éternel de deux forces n’a rien de spécial à la Perse, et chaque nation, chaque individu le retrouve en soi. Nous voyons sans cesse, en nous et autour de nous, le rythme de toutes choses et de leurs contraires : lumière et ténèbres, santé et maladie, joie et tristesse, rires et larmes, amour et haine, vie et mort. De même, l’homme se dédouble volontiers en esprit et matière, quoique l’unité de sa nature lui soit, par sa vie même, démontrée d’une manière évidente. ”
