Anatole Leroy-Beaulieu,
Revue des Deux Mondes
“ Mais, quand ils n’auraient rien à redouter, pour leur indépendance, de l’hégémonie, sur leur vaste continent, de la bannière étoilée, il ne suffit pas, aux peuples grandissans de l’Amérique latine, de conserver leur indépendance politique. Ils ont une autre ambition non moins légitime, celle de garder intacts leur caractère et leur génie national. Ils craignent, sans toujours l’avouer, que la grande ombre projetée du Nord par la civilisation anglo-saxonne ne vienne à obscurcir chez eux l’empreinte latine, et par-là même, ne dénature leur personnalité. ”
