Pierre Leroy-Beaulieu

Résumé

Pierre Leroy-Beaulieu Revue des Deux Mondes

Le malade des bords du Bosphore peut avoir des crises furieuses, on s’efforce de ne pas les voir ; on salue même avec joie un regain de force, s’il s’en manifeste ; on ne cherche plus qu’à le galvaniser, qu’à le faire durer. Si le soin de préserver la paix de l’Europe n’est pas étranger à cette conduite, le désir de ne pas être dérangées dans l’œuvre qu’elles poursuivent en Chine a bien aussi sa part dans l’attitude non seulement de la Russie, mais de plus d’une autre puissance en face de l’Orient méditerranéen.
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Pierre Leroy-Beaulieu Revue des Deux Mondes

Mais peut-être est-ce précisément la trop grande ressemblance de toutes les parties de l’Australie qui forme l’obstacle : ayant chacune leur port qui est en même temps leur grande ville, leur tête démesurée et orgueilleuse, leurs régions de culture aux abords des côtes, leurs pâturages dans l’intérieur, leurs forêts d’eucalyptus, leurs mines d’or, elles ne sentent point ce besoin de s’unir qu’éprouvent plutôt les nations qui se complètent que celles qui sont trop semblables.
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Pierre Leroy-Beaulieu Revue des Deux Mondes

La conquête de l’Amérique par les Européens n’en a pas seulement modifié la population ; elle en a changé profondément la faune et la flore, l’agriculture. Ce ne sont pas seulement les hommes, ce sont les plantes et les animaux importés d’Europe qui ont colonisé le Nouveau Monde, et le succès de cette colonisation a été merveilleux. Le blé, la plupart des céréales, tous les animaux domestiques, à l’exception du chien, étaient inconnus de l’Amérique il y a quatre siècles. Or, c’est elle aujourd’hui, qui, de toutes les parties du monde, produit le plus de céréales et nourrit le plus de bétail.
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