Victor Bérard, La révolte de l'Asie : l'Asie et l'Europe… (1904)
“ Le Japonais, dressé dès l'enfance à cette culture japonaise et lui ayant donné les années décisives de sa vie, aborde ensuite la culture européenne avec des habitudes de travail et d'esprit qu'il chercherait vainement à modifier, quand, par orgueil national encore, il ne les jugerait pas supérieures aux habitudes de l'Europe : apprendre par cœur, non comprendre, s'efforcer de reconnaître, non de connaître, de répéter, non de saisir, de copier, non de reconstruire, lui semble la tâche scientifique par excellence, parce que c'est l'œuvre japonaise par excellence. ”
