Téhéran

Définition et enjeux

Portrait de Claude Anet Claude Anet Les Roses d'Ispahan-La Perse en Automobile (1906)

Des observateurs éclairés m’assurent qu’à Téhéran la présence d’une colonie européenne nombreuse, au lieu d’amener un apaisement, a surexcité la haine de l’étranger. Téhéran est plus fanatique aujourd’hui qu’il y a cinquante ans.
Quoi qu’il en soit, on lit plus de paix sur leurs figures que sur les nôtres. Je passe devant eux à pied ou en voiture, souvent sous un soleil cuisant. Je vois ces Persans couchés sur des nattes dans l’ombre d’un portique, fumant le kelyan, un verre de thé à côté d’eux.
Source : Gutenberg

Portrait de Claude Anet Claude Anet Feuilles persanes; La route du Mazandéran… (1924)

Songez que, depuis deux mois, il n’est pas tombé une goutte d’eau sur Téhéran. Depuis deux mois, les deux cent mille habitants de la capitale n’ont cessé de s’agiter. Dès cinq heures du matin, chameaux et mules ont commencé à faire de la poussière ; les ânes s’en sont mêlé ; les chevaux y ont travaillé ; des bandes de soldats ont soulevé des nuages épais de terre fine, sèche, et de sable ; des milliers et des milliers de gens ont traîné les pieds dans les rues non pavées.
Source : Gutenberg

René Bujon Téhéran Saint-Pétersbourg ; Un hiver à Téhéran… (1900)

La campagne autour de Téhéran est à perte de vue d'une blancheur éclatante. Quelques murs, des ravins, des pierres isolées, des arbres émergent seuls de cet éblouissant linceul. Le soleil y verse une lumière incomparable et un ciel bleu-turquoise, teinté de vert ou de rose à certaines heures, couronne les montagnes qui forment au nord la ceinture de la ville. Des ruisseaux d'eau glaciale courent le long des routes plantées de saules. Des traces de lièvres, d'oiseaux, de renard sont imprimées sur la neige à côté des pas des hommes et des chevaux.
Source : Gallica

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