Résumé

René Bujon Téhéran Saint-Pétersbourg ; Un hiver à Téhéran… (1900)

Les rues sont transformées en marécages ; dans les chemins qui descondent de la montagne aux abords de la ville, la neige détrempée alterne avec des flaques d'eau, des mares, des étangs. Des ruisseaux boueux sillonnent la chaussée, des amas d'écume jaune sont arrêtés à l'entrée des conduites qui traversent la route.
C'est trop d'humidité pour les murailles de Téhéran. Dans les maisons, on s'inquiète, on parle des accidents arrivés les années précédentes, des toits écroulés, des morts et des blessés. La moindre tache au plafond donne des craintes.
Source : Gallica

René Bujon Téhéran Saint-Pétersbourg ; Un hiver à Téhéran… (1900)

Nous passons plusieurs canaux, nous arrivons à un faubourg désert, les maisons sont en bois. Le terrain à bâtir ne manque pas, mais le sol est désolé : pas
d'herbe, pas de fleurs. Au pied d'un quai en pierre s'étend une vaste plaine, blanche, unie, rigide. Sous cette écorce de glace et de neige coule la Néva et au fond de l'horizon, sans accident, monotone comme une toile grise, le ciel semble cacher les paysages lointains de la Finlande.
Source : Gallica

René Bujon Téhéran Saint-Pétersbourg ; Un hiver à Téhéran… (1900)

Partout de grandes plaines semées de bouquets de sapins ; des corbeaux s'envolent sur notre passage. Le ciel est gris, et on se demande si le soleil se montre parfois sur cette terre aride. Ce n'est qu'à Spandau que le paysage s'anime et que nous trouvons un coin pittoresque.
Le train, s'arrêtant tous les cinq cents mètres, traverse Berlin sur une voie en terrasse, et ses maisons aux façades historiées, ses monuments, ses canaux, ses gares, donnent l'impression d'une ville florissante.
Source : Gallica

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