Résumé

Auguste Meylan A travers les Russies, par A. Meylan (1880)

La confusion politique et sociale qui règne aujourd'hui en Russie saute aux yeux, un enfant en saisirait la genèse. L'absolutisme l'a créée, et l'absolutisme en périra. C'est avec la violence qu'on procède. On traque les sectaires de village en village, de ville en ville, jusqu'à ce qu'ils aient atteint une station de Sibérie. On considère comme ennemis de l'Etat les adeptes d'une de ces sectes qui ne compte pas moins de quatorze millions de « sujets russes ». On sévit avec une impitoyable rigueur contre tout ce qui s'écarte de la science officielle. On mesure la liberté de la presse.
Source : Gallica

Auguste Meylan A travers les Russies, par A. Meylan (1880)

L'automne du nord de la Russie dure une quinzaine de jours au plus. Le sud envoie ses produits, les pastèques du Volga, les gros raisins de Podolie et de Crimée,
les oranges de Jalta et les pommes du Don. On s'approvisionne pour l'hiver, pour le long hiver de huit mois.
Pauvre pays russe ! La nature ne l'a point gâté ! elle a prodigué à d'autres chaleur et lumière, luxuriante végétation, sol fertile, riants printemps et automnes féconds, à toi elle n'a donné que soixante jours de soleil ardent, des frimas, et quelques nuits boréales.
Source : Gallica

Auguste Meylan A travers les Russies, par A. Meylan (1880)

On comprend les larmes qu'a versées une princesse de la famille royale, en voyant les murs de clôture des tombes s'écrouler, et les moutons tatares paître et brouter le sol où sont ensevelis tant de vaillants soldats. L'Angleterre a rempli la Crimée de ses morts, il y en a un peu partout dispersés dans de petits cimetières, rien ne les signale aux yeux. Seul, l'iswosts-chik qui vous conduit, montre du bout du fouet ces clos de murs: « englouski, » dit-il mélancoliquement.
Après le cimetière français, le cimetière russe tient une large place dans les souvenirs de Sébastopol.
Source : Gallica

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