Camille Bellaigue, Revue des Deux Mondes
“ C’est là, parmi les rayons et les parfums, qu’on aime, en fermant les yeux, à se représenter l’auteur d’Antar et de Scheherazade ; c’est là que l’on croit l’entendre, tel un étrange rapsode, nous conter, par la symphonie aux mille et une voix, mille et un récits merveilleux. Elle mêle, cette musique de Russie, elle mêle aux poèmes les paysages. Paysages orientaux, mais parfois aussi paysages russes, très vastes, très plats, où la mélodie, où la mélopée, en quelque sorte horizontale, s’étend sans obstacle et sans fin. Autant que la nature, la musique russe aime le peuple. ”
