Franz Liszt,
Lohengrin et Tannhäuser
“ Par un seul mot, mais par un de ces mots qui suffisent pour revêtir la Poésie de toute la majesté de la Vérité sa sœur, Wagner révèle la grandeur des âmes insatisfaites au sein des plus suaves paresses, lorsque Tannhäuser s’écrie : « Les jouissances ne comblent pas mon cœur !.... Resté mortel, je veux ma part des luttes de la terre !.... Toujours dans les délices, j’aspire à la douleur !... » — Aspirer à la Douleur, n’est-ce point aspirer à l’Infini, car qu’est-elle alors, sinon la meurtrissure de l’âme s’aheurtant aux limites de notre nature, qu’elle ne veut pas renoncer à dépasser ? ”

