Camille Bellaigue, Revue des Deux Mondes
“ Il y a là des pages sublimes; c’est en héros, presque en dieu, que Lohengrin parle à la jeune imprudente; un éclat surnaturel est dans sa voix quand il s’écrie: Ma route n’est pas ténébreuse : Je viens du monde des splendeurs! — Rien ne calme Elsa; elle pleure, elle supplie. Son hallucination est poignante; elle croit voir, et nous le voyons avec elle, le cygne qui revient chercher son époux. Déjà Lohengrin ne répond plus que par des cris d’angoisse, il sent le vertige de la catastrophe prochaine. Hors d’elle-même, Elsa n’écoute plus rien. ”
