Bouquet de lieder : choix de ballades… (1856)
“ Tannhäuser est ravi par de si doux accents, Un soupir inquiet s'exhale de son âme; Il contemple ces yeux aux éclairs caressants, Laisse boire sa vie à leurs rayons de flamme. Déjà dans le rocher il poursuit son chemin, Là bruit un ruisseau du milieu des violettes, Et chante au voyageur un bien triste refrain : «Arrière, arrière toi, prends garde aux bergerettes!» Tannhäuser reste sourd au généreux murmure : A d'effrénés désirs tout son coeur est en jeu; A la faveur d'un jour qu'ignore la nature, Il quiert dame Vénus en son cercle de feu. ”
