Tannhäuser

Définition et enjeux

Bouquet de lieder : choix de ballades… (1856)

“ Tannhäuser est ravi par de si doux accents, Un soupir inquiet s'exhale de son âme; Il contemple ces yeux aux éclairs caressants, Laisse boire sa vie à leurs rayons de flamme.
Déjà dans le rocher il poursuit son chemin, Là bruit un ruisseau du milieu des violettes, Et chante au voyageur un bien triste refrain : «Arrière, arrière toi, prends garde aux bergerettes!»
Tannhäuser reste sourd au généreux murmure : A d'effrénés désirs tout son coeur est en jeu; A la faveur d'un jour qu'ignore la nature, Il quiert dame Vénus en son cercle de feu.
”
Source : Gallica

Portrait de Judith Gautier Judith Gautier,  Le Second Rang du Collier

“ Tannhäuser, las de chants magiques, de fantasmagories grecques et de baisers olympiens, se ressouvient de sa vieille grand’mère, de sa jeune fiancée et du son de cloche de la petite chapelle, et, invoquant le nom immaculé de Marie, il se débarrasse des étreintes de la déesse, et se retrouve en pleine campagne. La lutte du principe spiritualiste et du principe matérialiste, qui se disputent l’âme de Tannhäuser, est bien rendue par le compositeur. L’agitation sourde de l’orchestre, la déclamation hachée et haletante, les éclats de voix soudains peignent bien l’état d’esprit du chevalier. ”
Source : Wikisource

Portrait de Franz Liszt Franz Liszt,  Lohengrin et Tannhäuser

“ Tannhäuser, exaspéré par le sarcasme, la colère, la malveillance dont il se voit l’objet, l’écoute à peine, et entonne avec exaltation un chant à la louange de la Déesse païenne. « Que je vous plains ! », s’écrie-t-il à la fin « vous qui parlez d’amour, et ne savez rien de la volupté et de son âpre délire ! Allez, Allez ! auparavant la goûter au mont de Vénus !.... » ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature