La Juive

Définition et enjeux

Luce A. Klein Portrait de la juive dans la littérature française (1970)

Avant même qu'elle ait eu le temps d'apparaître clairement dans la réalité sociale, la Juive projette dans la littérature, une image ou une multitude d'images qui combinent en elles-mêmes, des influences diverses dont la signification ne s'exprime pas toujours sur le même plan. Contre l'invisibilité générale qui dissimule encore la majorité des Juives dans la réalité sociale, leurs rares actes de présence gardent un caractère exceptionnel, qui ne peut qu'encourager l'affabulation autour d'elles, et même faire oublier celles qui restent invisibles.
Source : Gallica

Alexandre Weill Les grandes juives (Édition nouvelle à l'usage des jeunes filles et dédiée à Mme la baronne James de Rothschild… (1882)

La Juive fut toujours maîtresse d'elle-même, Debout devant l'époux et devant Dieu qu'elle aime! Miriam, ni Judith, Débora ni Jaël N'ont de médiateur pour plaire à l'Éternel. Quand au peuple, à son Dieu la Juive se dévoue, L'éclair de la raison illumine sa joue!
Source : Gallica

Portrait de Édouard Drumont Édouard Drumont La France juive (1886)

C’est le Juif nature qu’il faut voir pour comprendre le Juif civilisé. Le Schlossberg de Presbourg particulièrement donne bien une idée de l’état intermédiaire entre le Juif sordide de la Gallicie et le Juif presque élégant des capitales.
Figurez-vous aux flancs d’une montagne une chaussée qui grimpe aride, poussiéreuse, blanchâtre. À droite et à gauche, des échoppes ou de petites maisons basses comme celles d’Orient, garnies de barreaux comme au moyen âge.
Source : Wikisource

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