Résumé

Luce A. Klein Portrait de la juive dans la littérature française (1970)

Judith est seulement un objet. Génestas, qui la regarde, et lui montrera plus tard un amour profond, n'exprime ici qu'un désir, où se mêlent étroitement le mépris que lui inspire la Juive et le mépris qu'il éprouve pour cette partie de soi qui s'émeut à sa vue. Le niveau instinctif sur lequel se situe Judith est souligné par la double figure que Balzac donne à « l'amant chrétien » du schéma ancien. Quand les yeux de Judith acquerront un regard, ils ne sauront pas apercevoir la noblesse morale du Commandant Génestas, et s'attachent à son compagnon, lequel ne le vaut pas.
Source : Gallica

Luce A. Klein Portrait de la juive dans la littérature française (1970)

Cet effort se solde dans Louis Lambert par un échec.
Pauline par la finesse de sa sensibilité et la noblesse de son esprit semble en effet destinée à comprendre et soutenir le génie de l'homme qui l'aime et qu'elle aime. Et le don qu'elle fait d'elle même, implique une pureté de tendresse et une totalité de dévouement, qui ira jusqu'à vouloir partager et parvenir à partager la folie de son amant.
Enfermée avec lui dans une vie à la fois recluse et délirante, elle le soigne jusqu'à sa mort. Elle fait donc figure d'ange gardien.
Source : Gallica

Luce A. Klein Portrait de la juive dans la littérature française (1970)

On voit comment le thème de l'Orientale aboutit à l'image totalement maléfique de la Juive. L'Orientale, en effet, en tant que symbole de volupté, ne menaçait que certains tabous chrétiens dans l'homme occidental, et elle pouvait alors apparaître comme une libératrice. L'Hérodiade de Heine représentait l'exigence absolue de la passion, laquelle reste noble et exaltante dans l'excès même de sa cruauté. Mais Séphora ne ressemble pas tant à l'Hérodiade de Heine qu'à l'Hérodias de Flaubert. Sa passion n'est plus amoureuse mais destructrice.
Source : Gallica

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