Luce A. Klein, Portrait de la juive dans la littérature française (1970)
“ Judith est seulement un objet. Génestas, qui la regarde, et lui montrera plus tard un amour profond, n'exprime ici qu'un désir, où se mêlent étroitement le mépris que lui inspire la Juive et le mépris qu'il éprouve pour cette partie de soi qui s'émeut à sa vue. Le niveau instinctif sur lequel se situe Judith est souligné par la double figure que Balzac donne à « l'amant chrétien » du schéma ancien. Quand les yeux de Judith acquerront un regard, ils ne sauront pas apercevoir la noblesse morale du Commandant Génestas, et s'attachent à son compagnon, lequel ne le vaut pas. ”
