Société française d'études mariales. Session

Résumé

Société française d'études mariales. Session Marie et la question féminine… (1976)

Donc, socialement, on considère que notre société repose sur la cellule familiale, et la cellule familiale repose sur la femme. On lui répète que c'est cela la grandeur de son rôle, sa beauté : c'est elle qui fait la famille. Mais on s'aperçoit que 20 ans après son mariage, c'est-à-dire en gros, vers 40 ans, elle se retrouve sans famille, c'est-à-dire sans rôle humain. On considère que c'est peut-être triste, mais que de toute façon, c'est indispensable. D'autre part on nous répond que c'est le destin biologique de la femme qui la lance dans cette voie-là.
Source : Gallica

Société française d'études mariales. Session Marie et la question féminine… (1976)

Chez Luc, Marie est présentée, tout d'abord, comme une jeune fille, une vierge, la Fille de Sion, choisie dans sa liberté, dans sa disponibilité, dans son dynamisme, qui n'a rien d'inférieur à celui d'Electre, même vue par Giraudoux, mais dans un style tout autre que celui de la fatalité... L'élan de l'Annonciation (Le 1, 38) et de la Visitation (1, 39-56) précède le Mystère de Noël.
S'il est un point frappant dans l'enseignement explicite du Christ, c'est qu'il n'a pas voulu mettre au premier plan le privilète maternel de Marie.
Source : Gallica

Société française d'études mariales. Session Marie et la question féminine… (1976)

Par contre, l'appartenance à Dieu, vraie virginité, a bien été celle de Marie. Et pour cela il fallait que cette jeune fille soit une femme, pour être une mère, qu'elle ait accepté les limites de son moi et, du même coup, son corps féminin, et du même coup, la possibilité d'aimer "l'autre" comme elle-même. Ainsi préparée humainement à la contemplation, à la prière, à l'adoration du Dieu vivant dont le service rend bien plus joyeux que de s'appartenir.
Source : Gallica

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