“ Il ne m’est, pas possible de vous donner une idée de la perfection de Rébecca : la beauté de son âme, et même aussi sa terrestre beauté ont été croissant chaque jour, jusque dans les bras de la mort. Votre dernière lettre nous arriva la veille du jour où nous l’avons perdue. Elle était entrée déjà dans sa longue agonie. Je pus encore lui apporter vos tendres paroles : elle leva les yeux sur le crucifix, vous bénissant avec une expression de tendresse répandue sur tout son visage, et en même temps une expression très vive de cette douleur qu’elle a toujours ressentie de votre absence. ”
Rébecca
Définition et enjeux
Rébecca, figure centrale de la tradition biblique et littéraire, incarne une dualité entre spiritualité et humanité. Dans les textes, elle apparaît comme une héroïne de dévotion et de résilience, notamment chez Laure Conan, qui souligne sa beauté intérieure et son attachement religieux, ou chez Walter Scott, qui la place au cœur d’un conflit identitaire dans Ivanhoé.
Les récits bibliques, comme ceux de Charles François Lhomond, mettent en lumière son rôle dans l’histoire d’Abraham, tandis que d’autres auteurs explorent ses liens humains et émotionnels. Rébecca, ainsi, transcende les frontières des récits, reliant les traditions religieuses et les récits chevaleresques.
Citations sur “Rébecca”
“ Il n’y a qu’une chose qui puisse te sauver, Rébecca : soumets-toi à ton sort, embrasse notre religion, et tu sortiras d’ici avec tant d’éclat, que beaucoup de dames normandes le céderont aussi bien en luxe qu’en beauté à la favorite de la meilleure lance parmi les défenseurs du Temple. — Me soumettre à mon sort, dit Rébecca, et, juste Ciel ! à quel sort ! Embrasser ta religion ! et quelle est cette religion qui recèle en son sein un pareil monstre ! Toi, la meilleure lance des templiers, lâche chevalier, prêtre parjure ! Je te crache au visage et te défie ! ”
Henry Jouin, Conférences de l'Académie royale de peinture et de sculpture (1883)
“ Il disoit que les autres figures de filles qui font groupe avec celle-là expriment sur leur visage un sourire mêlé de fierté et de dépit, comme si elles étoient jalouses de voir qu'on leur préfère Rébecca. Il y en a une vêtue de vert et de rouge, dont l'embarras est remarquable. Elle regarde ce qui se passe entre Rébecca et le serviteur d'Abraham, sans songer qu'elle verse de l'eau à une de ses compagnes, qui, ayant déjà sa cruche pleine, semble reprocher à cette personne distraite qu'elle ne prend pas garde à ce qu'elle fait. ”
