Alfred Driou

Élements biographiques

Alfred Driou,  Les cieux, la terre, les eaux et les secrets de l'univers… (1880)

“ Celui qui, tout-à-l'heure, a livré la tempête, les vents et la rafale à leur amour de destruction, de la même main tempère la violence qui les anime. Il parle, et soudain la mer reprend son calme et sa placidité. Peu à peu, elle étouffe ses cris, elle essuie son écume, et, sous le souffle de tièdes brises, polie comme le fer d'une armure, elle réfléchit dans ses eaux ou l'orbe de feu du soleil et ses rayons empourprés, ou le disque d'argent de la lune et les innombrables diamants de l'éther. ”
Source : Gallica

Alfred Driou,  Le Livre d'or des grandes curiosités du globe… (1870)

“ En gravissant les rampes de Tivoli, on passe sous les vénérables ombrages d'une antique forêt d'oliviers aux formes extravagantes. Puis, arrivé sur le plateau, à l'extrémité de la ville, on voit se profiler sur l'éther bleu du ciel, si pur dans ces contrées, le plus charmant petit édifice, le temple de la Sybille Tiburtine. Cet édicule, rond, entouré de dix-huit colonnes en travertin cannelées, est tout à la fois d'une extrême simplicité, d'une grâce parfaite et d'une rare élégance. Il est bâti sur le point culminant d'un rocher qui surplombe une vallée prenant fin précisément à sa base. ”
Source : Gallica

Alfred Driou,  Pérégrinations en Suisse, en Savoie… (1880)

“ Non loin de la chute du Rhin, s'élève, au milieu même du fleuve, une maison à laquelle on arrive à l'aide d'un pont-levis.
De ce point, l'observateur peut jouir de la vue de la cataracte dans toute son étendue. Le puissant beuglement de l'eau qui se rue avec fureur, l'ébranlement qui paraît faire trembler sans fin la maison qui vous donne asile, la vue de cette admirable fantaisie de la nature, tout produit sur l'âme du touriste une impression d'effroi, mais aussi d'admiration et d'extase.
”
Source : Gallica

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