Résumé

Alfred Driou Les animaux amis de l'homme : leurs instincts… (1875)

Ecoutez la flétrissure qu'imprime aux bourreaux des animaux le savant Geoffroy SaintHilaire: « - Celui qui maltraite un animal n'est pas seulement coupable envers l'animal, il le sera bientôt envers ses semblables, envers ceux qu'il aime. J'ajoute qu'il l'est aussi envers lui-même. Il est sa propre victime, d'autant plus à plaindre qu'elle ne sent pas son mal.
Sans doute son sang, à lui, ne coule pas ; ses membres ne sont pas meurtris, ni couverts de plaies ; mais il est atteint plus profondément encore, car il l'est dans ce qui le fait homme, dans son âme, qu'il abrutit et qu'il dégrade.
»
Source : Gallica

Alfred Driou Les animaux amis de l'homme : leurs instincts… (1875)

Or, un paysan paria que douze pigeons, transportés à huit lieues de distance, ne seraient pas rentrés à leur colombier avant que son chat, lâché au même endroit, n'eût regagné son logis.
Le chat a la vue courte ; il aime la vie sédentaire; s'ilbuissonne, c'est dans un endroit sec ou semé de vert gazon. L'eau et la boue lui déplaisent; tout homme lui inspire une profonde terreur. Le pigeon, lui, planant dans les airs, éclappe à ces périls. Voler au loin appartient à sa nature : la mort seule l'empêche de revenir à son colombier.
Source : Gallica

Alfred Driou Les animaux amis de l'homme : leurs instincts… (1875)

Dès lors il redevient le chien de prédilection, puis le beau Cuddy d'autrefois. Jamais plus il ne me quitta.
Je ne prétends pas dire que les animaux ont une âme douée de facultés, comme celle de l'homme; non assurément. J'appellerai même cette âme instinct, si l'on veut. Seulement je dis que la bête porte en elle une parcelle de lumière qui l'éclaire sur les actes de son existence, lui fait discerner à sa façon le bien du mal, la soumission de la désobéissance, la douceur de la colère, les bons traitements des mauvais, et le pardon de la vengeance.
Source : Gallica

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